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T’es métisse quoi ? #mixedgirlproblems

Namaste 

(LA VERSION ANGLAISE : http://www.littlewonderlust.com/mixed)

EDIT : je tenais à faire une précision qui semble avoir échappé à beaucoup de lecteurs depuis la publication de cet article (je vous remercie tous d’ailleurs). quand je parle d’être métisse je ne parle pas d’avoir ma couleur de peau. Être métisse c’est être un mélange de deux ethnies. On peut être métisse et être bien plus foncé ou bien plus clair que je ne le suis 🙂 quand je parle de soucis avec le fait d’être métisse, plus tard dans l’article, je parle du fait d’avoir des parents de deux ethnies et cultures différentes 🙂 merci de ne pas lire l’article comme un cri pour la vie des gens de couleurs café au lait 😉 BONNE LECTURE

Si vous me connaissez bien, à force de me lire ou après m’avoir rencontré, vous savez que je fais toujours mon maximum pour éviter les débats qui risquent de dégénérer… Soit parce que je me connais très bien et sais que je risque d’être violente/méchante si je me lance dans ce genre de discussions soit parce que je n’aime pas me rabaisser à écouter des discours racisto-islamophobiques. L’un comme l’autre, ce n’est pas moi que vous verrez devenir dingue à propos de sujets où personne n’est ouvert à la discussion. Mais depuis quelques années je suis confrontée à un soucis qui mérite que j’écrive mes pensées une fois pour toute -débat ou pas- : mon métissage.

Mais quel est le soucis avec le fait que je sois métisse ? à vrai dire, j’aimerai dire qu’il n’y en a pas. Mais ça serait mentir. Et à moi même surtout… Pour tout vous dire, je n’ai réellement pris conscience du fait que j’étais métisse qu’il y a 3-4 ans ET OUAIS. Pourtant je l’ai toujours été (oui oui c’est de naissance ;)). Mais avant je n’étais que café à lait pour moi… tout comme maman était chocolat et papa beige. Donc ce que signifiait « être métisse » intrinsèquement, je ne le comprenais pas. Ou plutôt pas encore. Je savais que j’avais un père français à la peau plus beige que blanche –sorry not sorry– et une maman sénégalaise qui a la même teinte qu’un chocolat chaud italien – vous savez ceux à base de chocolat noir fondu. Bref je suis née d’un mariage mixte et je suis café au lait.

C’est tout ce que cela signifiait pour moi jusqu’au lycée. J’avais des vacances en Bretagne ou au Sénégal. Des cousins beiges ou des tantes chocolats. Et puis un jour c’est devenu évident que ce n’était pas si simple. Je n’étais pas juste une fille métisse. J’étais une fille plus foncée que 90% des gens de mon lycée, de mon quartier, de mon équipe de gym, de mon groupe d’amis. J’étais une fille plus claire que les 3/4 de mes cousins et cousines. J’étais une gamine avec une double nationalité, une double culture : donc une double responsabilité. J’étais une future victime de racisme ordinaire et une victime de racisme tout court. J’avais sur la peau la marque de quelque chose de bien plus important que tout ce que j’imaginais.

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Une métisse.

Personne ne dit cela assez souvent je pense. Combien ça coûte d’être qui nous sommes. Ce qui pèse sur nos épaules en tant que métisse. En tant que représentant de la mixité. Car nous sommes le cul entre deux chaises. Du jour de notre naissance, jusqu’à notre mort. Sachant que pour ma part, je parle du métissage entre guillemet « visible ». Car être métisse c’est d’abord avoir des parents de deux origines ethniques différentes. Mais ce n’est pas toujours visible à même la peau.

Dans mon cas ça l’est. Je suis « métissée ». Mi blanche, mi noire. NI BLANCHE, NI NOIRE. Parfois j’aimerai ne pas être au centre. Mais en même temps je ne pourrais choisir. J’aimerai juste ne pas avoir à supporter les remarques « toi t’essaye trop d’être une blanche » « mais t’es quoi en vrai ? » « c’est tes vrais cheveux ? » « ah vous les métisses de toute façon » « fausse noire » (la dernière me fait toujours mal au coeur…)… Des remarques qui remettent en cause ma vie, mon identité, mes cultures, ma personne dans son intégralité. Comme s’il fallait absolument être d’un côté ou d’un autre. Comme deux camps qui s’affrontent. Voilà ce que c’est le métissage. Être dans le no-man’s land des ethnies. On est ni tout à fait ça, ni tout à fait ci. 

Et ça dérange.

Pourtant  voilà des siècles que le métissage existe. Des milliers d’années que des gens se déplacent, se mélangent, s’aiment sans se soucier des couleurs, des origines, des cultures, des ethnies. Alors moi dans tout ça, je suis la fille qui aimerait juste qu’on arrête de la regarder avec haine et intrigue à la fois. Car oui, c’est ainsi qu’on me regarde trop souvent. Personne n’a idée du nombre de choses qu’on peut voir dans le regard des gens quand on le croise. Dés que je passe quelque part, je sais que ma couleur de peau et tous les attributs associés à mon métissage attirent certains regards. En France comme au Sénégal, c’est pareil. Mes cheveux, mes formes – que tous attribuent à mes origines quand je sais que c’est juste les cookies -, ma façon de me comporter…

Surtout quand on vit dans des quartiers où le pourcentage de « gens de couleurs » est inférieur à 5%. C’est idiot mais c’est ma réalité. La réalité de la fille que des africains abordent pour la draguer en se disant sûrement qu’avec une fille métisse ça passera mieux. La réalité de la fille qui se fait draguer en boite juste pour entendre « j’peux toucher tes cheveux s’il te plaît ? » ou encore la réalité de la fille qui est obligée de justifier de son identité chaque fois qu’elle rencontre quelqu’un. Si j’étais plus clair ou bien plus foncée, on regarderait qui je suis avant de regarder ce à quoi je ressemble, on ne m’aborderait jamais avec des « t’es quoi ? » moi. « t’es d’où ? » lyon. « non mais tes origines » française-sénégalaise.

Je n’ai jamais compté parmi ses personnes qui laissent couler les remarques sur mon métissage mais parfois cela me fatigue. Dites moi « t’es quoi » et vous prendrez un poing dans la figure si je suis énervée, ou simplement je ne répondrais pas si je suis d’humeur généreuse. Je ne suis pas une chose, je suis une personne. J’ai des origines, je les arbore fièrement même s’il m’a fallu beaucoup de temps pour m’y mettre. Il m’a fallu du temps pour me rendre compte que j’étais la fille trop noire ou pas assez noire en fonction de qui j’avais autour de moi. Il m’a fallu du temps pour voir l’importance de mon métissage dans ma vie. Il m’a fallu du temps pour voir combien il est beau et génial d’être métisse même si c’est dur. 

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JE suis fière

C’est pourtant ainsi qu’on vit quand on a la chance de naître métisse. Parce que oui c’est une chance. Je suis fière de mon métissage. Je suis fière de mes cheveux, de ma peau et de tout ce que signifie ma double culture. Parce qu’après tout, je suis la marque d’un amour sans race, sans différence, sans discrimination. Mes parents se sont choisis pour qui ils sont, non pas parce qu’ils avaient un teint de peau précis. Pas parce qu’ils étaient nés sur un continent ou l’autre.

Je suis fière de me pavaner avec une tête pleine de bouclettes aujourd’hui. J’aime crier sur tous les toits que mon papa est français et ma maman sénégalaise. Si l’on me demande, je peux parler de mon enfance entre France et Sénégal avec plaisir. Vous verrez que j’ai eu des expériences différentes des deux côtés mais tout aussi enrichissantes, avec les hauts et les bas. Je pourrais vous dire ce que j’aime de chaque côté, et ce que je n’aime pas… Si cela peut vous aider à comprendre la beauté du métissage, vous pouvez arborer vos différentes origines, qu’elles soient visibles ou non, avec plus de fierté, alors j’adorerai vous raconter tout cela. Si cela vous permet de voir combien les métisses sont des gens comme les autres, avec une richesse différente : celle de la mixité. Car je suis riche de ma mixité.

Et si je devais choisir de changer et devenir blanche ou noire, je préférerai rester comme je suis, car c’est ainsi que je suis heureuse. N’en déplaise à ceux qui ne comprennent pas. Tout comme on ne peut pas choisir d’aimer la fraise ou la crème si on mange un fraisier. Tout comme on ne peut pas choisir entre son père et sa mère quand on les aime tous les deux de la même façon. Tout comme une personne qui aime voyager ne peut pas choisir une seule destination où elle ira pour le restant de ses jours. Tout comme on ne peut pas choisir si on veut mettre que la chaussure droite ou gauche pour sortir. Les deux vont de paire. C’est ainsi, ça ne se change pas, ne se décide pas… 

Je me sens fière, belle et heureuse en tant que métisse.

Alors la prochaine fois que vous voyez une métisse, demandez « de quelles origines es-tu ? » au lieu de « t’es quoi ». Soyez curieux de son métissage, mais ne donnez pas l’impression que c’est une mauvaise différence… Car c’est une belle différence que l’on doit tous être heureux de vivre, de partager et de découvrir au quotidien.

Tout plein d’amour, tenderly, A.

signature blog little wonderlust xx Aïda lifestyle fashion cooking

59 Comments

    1. Bonjour, cest un peu a cote de ton sujet ce que je vais dire mais cest quand meme lié au sujet…

      Je trouve qu’en france on favorise et on mets beaucoup en valeur la femme métisse meme avant les autres types de femmes ce qui peut créer la jalousie chez les autres types ethniques de femmes…je ne nie pas la beauté de la femme métisse, mais pourquoi pour l’homme métis en france cest tout le contraire ? Jai l’impression d’un déni ou d’un rejet de l’homme métis en france…

      Quand je dit métisse ou métis je parle globalement du métissage noir blanc comme désigné en france… ou mulatre pour ce terme ancien et controversé a raison… (cest pire que le mot nègre) ou encore du mélange forcé due a l’esclavage et l’exploitation…africain, indien, colon blanc, amérindien » pour ceux issu du continent américain. en bref la femme ou l’homme a peau caramel dorée et cheveux frisées ou afro

      Car en amérique du nord on apelle métis un mélange entre blanc et amérindien. Et les métis de parents noir blancs, on dit plutot mulatres, quarteron octovons etc mais pour simplifier on les apelles noir.

      Hormis immigration récente, La pureté du sang du noir, le noir pur sang africain n’existe pas ou est minoritaire sur le continent américain contrairement a sur le continent africain

      1. Je dois admettre que je n’ai pas trop compris le lien ici mais je suis d’accord sur l’usage des mots.
        Je ne peux me mettre dans les bottes des hommes métissés. Je n’ai qu’une vague compréhension de leur part dans ce monde mais je sais que les femmes ne sont pas ainsi mise en avant, elles sont idéalisés, rêvés peut être et fantasmés seulement. Pas respectées comme d’autres femmes

    1. En lisant ton texte, je me dis que parfois, je dois être dans ma bulle … mais la seconde d’après je me dis que non, car je les vois, les entend ces discriminations et cela qu’elles soient envers les métisses ou les Noirs et cela m’énerve au plus haut point (pour rester polie).
      Il est important que tu sois fier de ton métissage et tes parents y ont fortement contribué car tu dis avoir des expériences des deux côtés ! Heureusement, car sinon, tu serais sans doute malheureuse, encore à te chercher, à comprendre qui tu es, …
      J’espère qu’un jour toutes ces discriminations disparaîtront. Pour cela nous avons un rôle important à jouer auprès des nouvelles générations !

    1. Si je te vois dans la rue je dirais tiens une belle noire ou tiens une belle métisse mais jamais je dirais tiens une belle blanche.

      En france etre noir c’est etre noir pur sang comme un africain du fond de l’afrique mais il n’y a pas que des africains et des européens sur terre

      En amérique et dans le continent américain etre noir cest pas forcement etre noir pur sang africain

      Cest la toute la différence

      1. je suis d’accord mais je trouve ça triste. Avant d’être notre origine, nous sommes des humains, une seule et même espèce… la couleur de notre peau n’a que peu de sens à mes yeux, alors j’ai du mal à m’identifier selon celle ci comme beaucoup aimerait que je le fasse.

        1. Notre apparence et notre culture est ce qui nous défini de la naissance a la mort alors pourquoi vouloir s’en défaire ? A part par honte de soi je ne vois pas pourquoi vouloir éffacer son apparence et sa culture.

          La couleur de notre peau défini nos origines et nos cultures et nos facons de voir le monde hélas on nous impose une seule vision des choses la vision occidentale comme la meilleure et seule voie a suivre et celle du reste du monde n’est meme plus au second plan mais totalement dévalorisée meme quand cette culture ne prone aucune violence et valorise le respect du prochain

          Nous sommes tous humains mais différents nous ne parlons pas tous la meme langue ne mangeons pas tous les memes choses, n’avons pas tous les memes objectifs n »habitons pas tous aux memes endroits et n’aimont pas tous les memes choses… ne voyons pas tous les memes choses, donc la pensée unique est impossible

          Nous sommes des humains mais le probleme majeur est que certains se sentent supérieurs et plus intélligents que d’autres en raison de leur couleur de peau et donc considèrent d’autres inférieurs et moins intélligents en raison de leur couleur de peau… ceux qui se croient supérieurs s’attribuent tout droits de déposséder de tout ceux qu’ils infériorisent voila pourquoi on ne peut pas faire abstraction de sa couleur sans fermer volontairement les yeux sur ce qui se passe autour de nous

          1. Je ne souhaite rien effacé, mais mettre tous les traits de mon identité humaine à seuil d’égalité sans que certains ne viennent avoir plus d’importance que les autres. Je suis fière de ma peau, mes racines, mes cultures. Mais ce ne sont pas les seules choses qui font de moi qui je suis, elles y participent mais ne sont pas uniques dans la construction de mon Moi. Je peux comprendre que la société ait besoin de repère pour identifier les gens, mais je ne suis pas de ceux qui acceptent une vie simple sans compréhension. Vivre par la norme et ne pas chercher à comprendre, c’est un destin fataliste qui ne me va pas du tout ^^ Je suis de ceux qui n’ont pas la flemmardise intellectuelle de vouloir comprendre et changer le monde. Si cela vous va d’être identifié par si peu de choses au premier abord, bien vous en fasse, mais je ne suis pas garante de la qualité de ce monde. Je préférerai que l’on m’identifie pour ce que je suis plus, plutôt que ce à quoi je ressemble 🙂

          1. Tu préfererais qu’on t’identifie pour ce que tu es plutot que pour ton apparence comme un peu nous tous mais la vie n’est pas comme sa les gens jugent a l’apparence et sont mis dans des cases des groupes cest pourquoi je n’ai plus aucune confiance en l’humain je suis méfiant.

            Le monde et l’humanité est aussi vieux que nous tous et je crois que les choses ont tendance a se reproduire et pour pas que les mauvaises choses se reproduisent il faut ne pas oublier

            Changer le monde cest un grand discours comment peut on croire qu’en 100 ans d’une modeste vie d’etre humain on peut changer l’humanité qui a plus de 100000 ans et un monde qui a des centaines de millions d’années certains ont essayé par les revoltes comme pour celles de l’esclavage et y sont arrivé mais est ce pour autant que sa a effacé le racisme de l’humanité non il y a et il y aura toujours des idiots qui se croient superieurs intellectuellement a d’autres en raison de leur couleur de peau

          1. moi j’y crois c’est tout. pour le reste, je comprends que l’on soit méfiant… mais il est bon de vouloir garder un peu espoir parfois selon moi

    1. Coucou Aïda, ton article m’a vraiment touchée.
      Être une fille métisse c’est pas tous les jours facile.
      Merci de partager ton expérience avec nous.
      Mes parents (tous deux black-black) viennent de deux régions
      diamétralement opposées et ça ne m’a pas empêchée d’être exposée au racisme.
      Je suis tout à fait d’accord avec toi.
      « On ne peut pas choisir entre la fraise ou la crème quand on mange un fraisier ! »
      La mixité et la diversité des cultures qui coulent dans nos veines: nous devons en être fière.
      L’acceptation de soi et la tolérance envers les autres sont les maîtres mots pour arriver à vivre
      dans le monde dans lequel nous sommes aujourd’hui. A très vite!

      1. merci pour ton commentaire, ça me fait tellement plaisir de voir combien de gens partagent mon expérience et mes sentiments vis à vis de l’expérience du métissage, que ça soit soi ou sa famille ! et je suis d’accord : il faut être fière de la, cette différence et être heureux malgrè tout
        bisous

    1. Coucou 😉 Ton article m’a énormément touchée … Ma fille est métisse, je suis moi même française et mon mari sénégalais. Pour le moment elle n’a qu’un an, mais je lui ferait lire ton bel article sur la tolérance et l’acceptation de soi ! En me mariant avec son papa je n’avais pas conscience de tout ce que tu décris, le regard des autres, les futures questions sur son métissage et peut-être le rejet dont elle fera l’objet en allant à l’école. Pour l’instant les questions ne sont posées qu’à moi sur les origines de son papa car tout le monde se doute bien en voyant mon teint très pâle que je ne suis pas la raison de sa couleur café au lait.

      Enfin bref, merci pour ton bel article je te fait de gros bisous et te souhaite une bonne continuation :*

      1. OOOH c’est adorable tout ce que tu me dis là, je suis heureuse de savoir que tu prends conscience de ces choses là et qu’elle aura une maman capable de lui parler de ce genre de choses tranquillement et avec l’esprit ouvert 😀 je suis sûre qu’elle grandira en étant une bonne petite fille qui a beaucoup de chance d’avoir des parents qui compte lui apprendre la tolérance et l’acceptation de soi car c’est important <3
        bisous hihi merci beaucoup

    1. Woauh… Ton article m’a mis les larmes aux yeux… Vraiment. J’ai vécu (et vis toujours) la même chose… Cette impression d’être une bête de foire, d’être un OVNI. D’être mieux acceptée par certaines personnes et moins par d’autres… Ce sentiment de vouloir cacher qu’on est métisse alors que, oui, cela doit être notre plus grande fierté ! Car il n’y a rien de plus beau que de comprendre qu’on est le signe que l’amour traverse les frontières et n’a aucune barrière. Et puis on a cette richesse d’avoir hérité de plusieurs cultures, d’avoir un regard sur le monde particulier, en mode « Peace & Love » haha. Je t’embrasse très fort, mais je ne te cache pas que j’aimerais bien pouvoir toucher tes cheveux aussi ! Hihi.
      PS : Tu es resplendissante sur tes photos.
      Bisous bisous, Shana

      1. ooooh <3 si tu savais comme ça me fait plaisir
        et tu peux toucher mes cheveux, suffit de demander haah
        merci pour ton commentaire qui me touche beaucoup, xx

    1. Merci pour cet article vraiment :3!, je te découvre grâce à un article du Huffington et évidement ça me parle étant moi même une métisse dite « visible ». Mère haïtienne , père français née en Guyane et vivant au début dans un trou pomé en île de France.
      Maintenant je suis fière d’être métisse (même si j’ai longtemps détesté le soleil pour ne pas bronzer et lisser mes cheveux car j’étais une des seules personnes de couleur dans ma petite ville perdu. Et seules personnes subissant des railleries sur l’esclavage, leur couleur de peau, les bananes et j’en passe, étaient les haïtiens de mon école), l’étant moi même ça m’a vite refroidi de le crier sur tout les toits. Du coup j’ai passé une grande partie de mon enfance à être le plus discrète possible. D’autant plus que ma mère me disait que les « noirs » étaient méchant avec les personnes métisses (Haïti et sa longue histoire que je ne connais que de surface), mais elle était fière que les gens lui demandent si j’étais vraiment sa fille étant pâle et les cheveux bouclés).
      Enfin bref, clairement les seules personnes m’ayant permis de m’assumer, ce sont les fille commes toi qui en parlent fièrement, et me permettent de me sentir des deux couleurs et d’être capillairement bouclé si j’en ai envie 🙂 Et pour ça je te remercie toi entre autre car il est toujours bon de rappeller qu’il faut être fier de qui nous sommes.

    1. merci pour votre article. pere de trois enfants metisses, je leur ferai lire cette ode a la tolerance et a la difference.
      bonne continuation

    1. Bonjour,
      Merci pour cette article dans lequel, je me reconais. Dernierement, j’ai regardé une video Ted X sur le projet humanae. Je suis heureuse que de plus en plus de personnes parle de ce sujet et des discriminations sur la couleur de peau. Moi mon monde c’est arrêté au collège ou mon metissage était une curiosité et ca l’est toujours. La seul fois ou on m’a laissé tranquille sur le sujet c’est au brésujetcar je me fondais dans le paysage…

      1. J’ai adoré ce projet et l’importance qu’ils mettent à montrer que les humains, quelque soit leur couleur de peau, sont avant tout des humains…
        Je trouve ça tellement dommage que cela soit si central dans nos vies et finis parfois par prendre le pas sur qui nous sommes au fond ! Notre métissage est une part de nous, pas le seul fondement 😮

    1. J’adore ton post ! Plein de sentiments, de vérité et d’amour. C’est une chance d’avoir 2 cultures. Ma mère a renié la sienne et il me manquera toujours un bout de moi 🙂

      Bravo !

    1. Coucou Aida !
      Ton article est très poignant et du coup je ne voulais pas te répondre à la légère. En effet ça ne doit pas être facile d’avoir le C… entre deux chaises. Mais il faut savoir tirer parti de cette avantage à savoir cette double culture. Et tu le fais avec brio. Et je pense que nous avons chacun, une histoire en rapport avec notre héritage. je vais te raconter la notre.

      En tant que enfants d’expat, nous avons énormément voyagé (Afrique, Europe, Asie-pacifique, Amérique) et avons passé
      du temps en Allemagne, où notre père est resté en poste pendant des années, j’ai deux sœurs qui y sont nées et une demi-soeur métisse congolo-allemande. Une fois de retour au pays, (que nous ne connaissions pas, nous étions ado), nous avons été rudement rejeté par les nôtres car nous avions soit disant des « manies » de blanches. Comme si nous ne pouvions pas simplement être nous mêmes. Encore, quand on est métisse (café au lait), il y a une excuse. Mais nous, de parents black-black, on devait tout de suite parler le dialecte, manger des chenilles, pleurer à voix haute à des veillées mortuaires, supporter 40° sans broncher, tronquer nos jeans contre le pagne etc. On a même subit des violences physiques et verbales tout ça parce qu’on avait grandi ailleurs. Même parler entre nous en français ou allemand devenait un crime. Et je te jure que c’est difficile de se faire coller une étiquette par les siens. En occident on était black, car c’est écrit sur notre peau, et au pays nous étions Les « black-white ». Welcome in native land. Heureusement que nos parents ouverts d’esprit, nous ont protégé de toutes ces attaques.

      Que faire ? Se morfondre sur son sort ou décider de tirer profil de ce brassage culturel ? Nous avons fais le choix de la deuxième option. Et crois moi, que nous sommes sorties de cette expérience (d’une bonne dizaine d’années), fortes et inébranlables pour affronter la vie. Et aujourd’hui nous sommes mieux parées, à chaque fois que nous retournons au pays. Même si les mentalités ont quelque peu changé.

      Tu fais bien aussi de parler du métissage entre africain, entre occidentaux ou asiatiques. J’ai une sœur (canadienne black) mariée à un béninois. Donc ses enfants sont métisses congolo-béninois, mais ça ne se voient pas sur leur peau. Mais je peux te dire que mes neveux un jour devront se justifier, selon qu’ils seront dans le pays de leur mère ou leur père, et vu qu’ils ont un fort accent québécois, je te laisse deviner.

      Et comme le bossu ne voit jamais sa bosse 🙂 mon époux est café au lait. Maman bretonne, papa congolais. Et il me dit qu’au Congo il est vu comme un blanc, et en France comme un noir, mais qu’il s’en fiche complètement car il est avant tout un être humain. Il a par contre dans ses souvenirs d’ado et jeune adulte, des ami(e)s café au lait (probablement frustrés) qui prenait partie, et ne se revendiquaient que de leur coté occidental. Et ceux qui portaient le nom de famille du papa black, ne rêvaient que de le gommer. Comme si cette autre moitié était une tare. Je pense aussi à cette amie de l’école café au lait, qui était aux anges quand c’était ça maman blanche qui venant l’a chercher, et tirait une tronche d’enterrement quand c’était le papa black. Elle n’a jamais voulu me répondre pourquoi elle n’aimait pas rentrer avec son papa. Plus tard, j’ai fait ma propre analyse de la situation.

      Je pense que les parents ont un rôle à jouer auprès de leurs enfants dans l’inculcation des valeurs et de l’acception de soit.
      Je sais que mon fils me demandera un jour, pourquoi papa est de peau claire et maman black. Pourquoi mamie Mado est black et mamie Michou blanche. Je trouverai les mots juste, pour lui dire que c’est son héritage et qu’il doit en être fière. Car oui, petit il ne s’en rend pas encore compte. Mais un jour la société aura la gentillesse de lui rappeler, ses origines.

      Voili voilou ! Pour mon partage et te dis encore bravo pour cet article qui pousse à la réflexion. Je te laisse avec cette citation de Neslon Mandela. Bisous

      « Personne n’est né avec la haine pour l’autre du fait de la couleur de sa peau, ou de son origine, ou de sa religion. Les gens doivent avoir appris à haïr, et s’ils peuvent apprendre à haïr, ils peuvent apprendre à aimer car l’amour jaillit plus naturellement du cœur humain que son opposé. »

      1. ton témoignage est très poignant car même si j’ai eu des problèmes dans ma vie vis à vis de ma couleur de peau, je n’ai jamais eu à souffrir de réelles insultes ou de sévices physiques… Dakar reste une ville très occidentalisée et les gens ne se permettraient pas … mais c’est souvent les regards qui m’ont fait le plus de mal car quand on est jeune c’est dur à vivre.
        Pour cette fille qui était heureuse de voir sa mère blanche mais pas de voir son père noir à l’école, je ne sais pas trop si je peux comprendre mais malheureusement je ne peux pas trouver son comportement étrange… elle est malheureusement le fruit de l’éducation occidentale/blanche qui veut que l’on présente l’un de ses parents comme meilleur que l’autre sans forcément le vouloir…
        notre société doit apprendre à faire avec tous les types de peau, tous les types de métissage, toutes les ethnies et les cultures. On ne peut pas vivre dans un monde d’opposé. Nous étions tous poussières, nous retournerons poussières. Et que nous le veuillons ou pas, nous sommes tous les descendants des mêmes hommes alors pourquoi se battre entre pairs ?
        Je préparerai d’autres articles sur ces questionnements mais je suis heureuse d’avoir eu ton retour 🙂
        bonne journée et BON COURAGE 😀

        1. Merci pour ta réponse Aïda ! Juste une petite précision concernant « les violences physiques », il s’agissait pas de sévisses corporels graves, c’était surtout le fruit de la méchanceté des enfants à l’école, qui n’hésitaient pas à nous bousculer, ou nous donner des coups de pieds parcequ’ils ne se reconnaissaient en nous. Je parle bien des années 1980-1990. Aujourd’hui, Dieu merci, la mondialisation aidant, les mentalités aux pays ont totalement évolué. Hâte de lire tes prochains articles sur ces questionnements. Bisous et à bientôt

    1. Aïda j’aime j’aime j’aime ton article!! Il m’a tenu en haleine du début à la fin. Ton article est rafraichissant car il traite d’un sujet bien trop peu abordé! J’aime ta façon d’amener les choses, le réalisme des situations dont tu parles et l’émotion que tu fais passer à travers tes mots.

      Je comprends tout à fait ce que tu décris et vis. Je ne suis pas issue d’un métissage « direct » (mes deux parents sont Antillais), mais durant les quelques années où j’ai vécu dans la région parisienne, j’ai ressenti ce « jugement » (presqu’un reproche) au sujet de mes origines, de ma couleur de peau, de la texture de mes cheveux, sur ma façon de vivre ou de penser.

      En tant qu’Antillais, notre métissage est d’autant plus particulier qu’il revêt un caractère historique (merci à l’esclavage) et cela crée plein d’idées reçues et des incompréhensions. Mais comme tu le dis si bien à la fin de ton article, le plus important reste l’acceptation de soi, de ses origines et la fierté qu’on peut en tirer!

      Au plaisir de te relire bientôt!

      Luciana

      1. merci beaucoup Luciana pour ton témoignage et ton commentaire 😀 je suis tellement heureuse de voir que mon article sert à pouvoir échanger et apporter chacun sa vision de la chose 🙂 je pense que le métissage est une belle chose, que cela soit inscrit sur notre peau ou pas ! mon père (blanc de chez blanc haha) plaisantait hier en me disant qu’il s’était lui aussi senti métis en étant l’étranger qui arrive dans un nouveau village quand il était enfant. Ses deux parents viennent de part opposé de la Bretagne/Haute Loire et c’est vrai qu’à sa façon ça faisait de lui un métis car issu de deux tranches de la culture française.
        Je pense qu’il faut en parler, témoigner dessus et dire tout haut que c’est une chose naturelle et belle ! Je suis fascinée pour ma part par les chanteuses américano-coréennes par exemple ! je les trouve superbe et Jessica Jung par exemple est une magnifique fille métisse même si cela ne se voit pas sur sa peau 😉
        j’espère pour toi que cela va mieux vis à vis du regard des gens, personnellement je l’ignore presque et le vis mieux aujourd’hui car j’ai appris que cela ne sert à rien de s’attarder dessus… ça me rend juste un peu triste parfois pour mes pairs qui n’ont pas forcément la force de faire face…
        bises, Aïda

    1. Je ne m’étais jamais vraiment aperçue de ce que c’était d’être métisse. J’ai moi-même des parents originaires de deux pays d’Afrique différents et ce n’est certainement pas pareil… Mais pour la question des origines j’ai vécu plus ou moins la même chose car confrontée aux mêmes questions mal formulées… Donc je comprends un peu.
      En tout cas j’ai beaucoup aimé lire ton article, il m’a beaucoup touché. Et j’ai découvert ton blog par la même occasion donc je vais aller y faire un tour ah ah.

      Bisous bisous xx

      1. le métissage ce n’est pas forcément une couleur de peau, c’est aussi une mentalité et une vie… donc ta situation aussi est un type de métissage et il faut vivre avec et en être fière et heureuse car c’est une richesse 🙂 pas besoin que ce soit à même la peau.

    1. Bonjour, je suis un « métisse visible », expression que je n’ai jamais utilisé avant de lire ton article et surtout les commentaires et que je n’utiliserais pas après dans ma vie de tous les jours.

      Je vis à Lyon.

      Il y a des éléments dans ton article qui font écho à mon passé (notamment la question sur les origines) mais il y a un point qui me chiffonne: c’est le fait de se dire « je suis fière d’être noire, blanche, métisse… »

      Un métisse ne fait parti d’un groupe ethnique au sens scientifique du terme et pas d’une communauté (ex: la communauté asiatique) au sens social du terme. Revendiquer une fierté sur quelque chose que l’on a hérité génétiquement est pour moi absurde.
      Pour moi, on peut se revendiquer d’être fière d’être français parce qu’on représente une culture, une histoire, un art de vivre. On peut se revendiquer d’être fière de son tempérament (ex: « je ne lâche rien ») car cela prend une part importante dans nos vie et dans nos actions.

      Tu peux être fière de ton histoire familiale car c’est 2 mondes qui se sont rencontrés (la Bretagne et le Sénégal) et tu connais mieux que quiconque la tolérance, l’adaptation à des cultures différentes, le respect de son prochain et la compréhension de l’autre.

      J’ai grandis en Haute-Savoie et je n’ai jamais rencontré une once de racisme. Pourtant mes parents ne sont pas français, mon père est noir et ma mère a gardé l’accent de son pays.
      J’ai vraiment rencontré le racisme quand je suis allé la première fois dans une grande ville: à Lyon et à Paris. « Choqué » de voir autant de « personnes d’origines visibles », et très peu de « blanc » (qui ne cherchait pas ou ne voulait pas vivre à côté). « Choqué » de voir ces personnes d’origines visible se comportant comme des immigrés en utilisant un mélange de français et de la langue de leurs ancêtres, alors qu’ils sont né en France. Ils idéalisent le pays de leurs parents (qui serait plus « vivable » que la France qui les a vu naître). Le « racisme » venait de ces personnes qui me demandaient mes origines et pourquoi je parlais et je me comportais « comme un « français ». Ces personnes ne se mélangeait pas avec les « blancs », se cantonnaient dans un personnage et ça me rendait triste.

      J’ai appris à relativiser et à comprendre leur mal-être mais au fil des années, le schéma restait le même. Quasiment jamais de « blanc » et très souvent des « noirs et des arabes » (pour dire grossièrement) en instabilité identitaire me posaient ce type de question sur les origines.

      Aujourd’hui, je suis apaisé et je vois de plus en plus de « noirs et d’arabes » intégrés et ces questions sur les origines, je ne les rencontre plus.

      Défini ton pays par la culture dominante qui te représente (tu pense en française ou sénégalaise?). Sois fière de ton histoire familiale mais ne fait pas de ton métissage un étendard (comme la chanson « je suis métisse » de Yannick Noah brrrrrrrr). Interagis avec ton entourage comme tu voudrais qu’ils interagissent avec toi.

      Tu est l’enfant de 2 mondes. C’est une richesse: Pour toi et pour ceux que tu est amené à rencontrer au cours de ta vie. Ce qui compte, c’est toi et non pas une couleur de peau ou un type de cheveux. Mets en avant ta personne. C’est tout.

      Bonne continuation.

      1. Alors j’ai pris le temps de lire ton message et de réfléchir un minimum à ma réponse car je crois qu’il y a eu un petit quiproquo ici et je m’en excuse.
        Je suis fière d’être métisse, pas fière d’avoir la peau café au lait 🙂 quoique j’adore ma couleur de peau car je la trouve ensoleillée et rayonnante, je n’ai aucune fierté à avoir cette couleur de peau et ce n’est pas ce que je dis dans mon article 🙂 j’y explique que je suis fière d’être Métisse. Un mélange de deux ethnies, pas un mélange de deux couleurs. Tout comme il n’y a pas de fierté à être noir mais à être sénégalais, centra-africain, malgache… ou de fierté à être blanc mais à être français, allemand, anglais. Je suis heureuse d’avoir ma couleur de peau mais je suis fière d’être métisse au sens propre. Je suis fière de ma double nationalité, de ma double identité, de ma double culture 🙂 et je pense que tu ne l’as pas compris en lisant l’article mais c’est un amalgame récurrent que de penser que « métisse = de couleur café au lait » alors je peux comprendre et pardonner.
        Et merci néanmoins pour ton commentaire, c’est toujours très intéressant pour moi de voir la vision des autres sur ce que je vies au quotidien.

        1. J’ai utilisé le terme « métisse » exceptionnellement pour faire référence à ceux qui avaient des origines visibles. Je sais bien qu’il peut y avoir des métisses dont les origines ne se lisent pas sur leurs apparences.

          J’aime l’idée en France qu’il n’y a pas de communauté mais une communauté nationale (selon la constitution). C’est comme cela que j’interagis avec les gens. Je m’intéresse à ce qu’ils sont intérieurement, ce qu’ils disent, comment ils agissent et non pas à leur apparence.

          Merci d’avoir pris le temps de me répondre. Finalement, nous sommes plus ou moins sur la même longueur d’onde.

          Bonne continuation.

    1. Bel article, qui met des mots sur cette problématique que vivent les métisses. Pour ma part je déteste la question sur mes origines car elle me donne l’impression que l’on veut md ranger dans une case selon la réponse que je donnerai. Et surtout parce que c’est une question qui l’on ne pose pas aux personnes blanches, on se contente de la ville où elles ont grandi, sans demander où leurs parents sont nés. Je vis en Allemagne et qd on me demande d’où je viens en France, je réponds Lyon, mais la plupart insistent et demandent d’où je viens « vraiment » lol. Sinon mon mari est allemand et blanc pour le coup, même pas beige vu la rareté du soleil dans ce pays 🙂 et on s’est déjà fait insulter dans la rue parce qu’on était un couplé mixte… nous ne souhaitons pas avoir d’enfant, mais toutes ces questions se réveilleraient sans doute et ptendraient une autre importance si c’était le cas. En tout cas bravo pour ta vision positive des choses et ton attitude digne face aux questions étranges de certains 🙂

      1. tu sais que jusqu’à lire ton commentaire je ne me souvenais pas de ce « mais tu viens d’où VRAIMENT » que l’on peut poser ? j’étais restée sur ce « t’es quoi » qui me dérange tellement mais le vraiment est limite pire. Cela donne l’impression que l’on ment sur qui l’on est en disant qu’on vient de quelque part quand nos origines viennent d’ailleurs.
        Par contre je n’ai jamais été « à proprement dit » insulté pour ma couleur. J’ai entendu des gens faire des petites remarques mais je les ai rapidement remis à leur place car je refuse de me laisser faire.
        J’espère que ce n’est pas à cause des insultes que vous ne voulez pas avoir d’enfant car ce serait vraiment triste… je vous souhaite beaucoup de bonheur néanmoins dans votre vie <3 je suis toujours admirative des couples mixtes, je trouve ça magnifique de s'aimer malgré les différences !!!
        plein d'bisous 😉

    1. Cc,
      Ton article est vraiment très bien écrit. Et je pense que c’est une bonne chose d’attirer l’attention des gens sur ce genre de problèmes. Contente aussi de voir que tu es consciente que ta mixité est une richesse.
      Bisous.

    1. Waouh, quel article !! J’ai vraiment beaucoup aimé la façon dont tu as parlé du sujet, et la façon dont tu l’as tourné.
      Je ne suis pas concerné par le « problème » étant donné que j’ai une famille blanche (je n’aime pas vraiment ce terme…) depuis plusieurs générations, mais cet article m’a quand même particulièrement touché. Je ne pense pas que ce soit tellement un problème, pour moi il s’agit même d’une force et une chance d’avoir 2 cultures différentes qui t’apportent une certaine ouverture d’esprit et te permettent de découvrir 2 mondes différents.
      On est comme on nait, comme on dit. Il suffit d’essayer de s’accepter, et les autres devrait faire de même.
      Ta « différence » soit en fière ma belle. 🙂

      1. merci beaucoup Clémence <3 ton commentaire me touche car il prouve qu'heureusement tout le monde n'est pas ainsi ! moi non plus je n'aime pas le terme blanc, pour ça que je l'utilise peu dans mon article... je suis heureuse d'être ce que je suis et encore plus de pouvoir le partager et de voir qu'il existe des gens qui le vivent ou voit la richesse de cette différence comme tu le fais <3
        merci beaucoup ! bisous

    1. Coucou! Je suis une métisse visible aussi! J’ai écrit un article dessus sur mon blog et j’ai choisi le nom de mon blog pour faire référence à mon métissage aussi: « Une dido belle ». Enfin bref, je comprends tout à fait car j’ai vécu le même problème comme beaucoup d’ailleurs! Moi aussi on me demandait d’où je venais mais à cause de mes yeux, on me prenais souvent pour une asiatique car j’ai les yeux assez bridés pourtant je les tiens de ma mère qui est blanche mais dans sa famille il y a des gens qui sont blonds aux yeux clairs avec les yeux très bridés, il parait que c’est slave. Cela dit ma mère descend d’une famille belge à sa connaissance, ça doit remonter à plus loin. En tout cas, cela fait vraiment mal, on se sent vraiment déchiré entre deux mondes et certains nous font de ces remarques, tu le dis toi-même très blessantes même s’ils ne pensent pas à mal parfois, ils ne se rendent pas compte. Enfin, faut garder la tête haute et passer outre, que pouvons nous faire? :/

      1. c’est fou j’ai lu ton article hier d’ailleurs, ça m’a permis de me rendre compte que le vécu de chacun/e sur la question du métissage est différent et similaire à la fois. Disons qu’il y a des choses qui reviennent souvent, notamment la façon dont on fait face à ce que j’appelle le racisme ordinaire, quand les gens nous donnent des petits noms qui nous font comprendre qu’on est différent et pas forcément de la meilleure des façons tout en faisant comme s’ils plaisantaient. Pareil pour ceux qui nous disent qu’on a l’air d’antillaise ou de réunionaise, pour moi c’est une façon de se dédouaner de l’idée que l’on puisse être française (dans mon cas) et métisse. ça leur permet de nous remettre à leur échelle, comme si on avait pas le droit d’être multiple… Je suis fière de mes racines, même si des fois j’ai du mal à certaines traditions de chaque côté. J’aime ma poly culture et je pense qu’il faut faire plus que passer outre 🙂 comme je le dis dans mon article, j’aime apprendre aux gens ma vision de la chose car s’ils écoutent, peut être que ça leur permettra de mieux en parler avec d’autres plus tard <3 chacun ses actions mais il ne faut pas être passif ^^ il faut être là et dire "non, je ne peux pas le cacher, et je ne veux pas le cacher" <3

    1. Je suis métisse « visible » aussi et dieu merci on ne m’a jamais demandé « t’es quoi ? » parce que vu mon tempérament la personne aurait eu du souci à se faire haha ! Plus sérieusement je me sens pareille que toi par moments, le cul entre deux chaises comme tu dis même si je sais que de mon côté tout se passe essentiellement dans ma tête car jamais mon métissage n’a posé de problèmes à qui que ce soit en dehors de moi-même… Et puis de toute manière à Paris là où je vis, je suis loin d’être n cas unique (c’est peut être ça aussi), les rues sont pleines de personnes de toutes les couleurs et de toutes les ethnies alors peut importe nos origines et notre apparence physique, on se fond dans la masse quoi qu’il arrive ^^ donc j’en suis arrivée à la même conclusion que toi : je ne changerai pas une seule cellule de mon être si j’en avais l’occasion, je me trouve très bien comme je suis et ça me va très bien d’être la bouclée couleur café de service jusqu’à la fin de mes jours puisqu’après tout beaucoup m’envient pour cela au quotidien #mixedgirlspower 😉

      1. je t’avoue que moi je suis lyonnaise et c’est vrai que je vis et évolue dans des quartiers où la part de gens de couleurs est généralement pas si élevée – ou du moins ce sont souvent des petits racailles et je t’avoue que je ne me sens pas trop dans le même moule (ça expliquerait pas mal de choses). Mais dés qu’on me dit « t’es quoi » j’ai envie d’arracher la langue des gens et de la leur faire manger pour qu’ils se rendent compte de la violence et de l’impolitesse de cette question… cela m’est arrivé un peu trop souvent à mon goût et je trouve ça abherant… je suis heureuse de voir que je ne suis pas seule dans ce cas et oui #mixedgirlspower notre métissage est beau et on doit être fière <3

    1. C’est très touchant ! C’est aussi ce que je ressens quand des personnes abordent ma fille qui est métissée antillaise-grecque. Et je te rejoins c’est une fierté, une chance et vous êtes des êtres humain et tout comme à chacun on vous doit le respect et la fin de toutes ces questions déplacées ou ces remarques vraiment méchantes disons le ! J’ai eu le droit parfois moi même en étant noire à 100% à des remarques méchantes dans ma jeunesse car soi disant je faisais la blanche ou bounty parce que je m’exprimait trop bien, adorait les musées et affectionnait la musique rock… Si les gens pouvaient enfin vivre tous ensemble le monde irait mieux ! Tu as raison soit fière et heureuse d’être métisse 🙂
      À bientôt
      Churene

      1. mon dieu je déteste cette expérience « bounty » comme si on était quelque chose à l’extérieur de différent à l’intérieur et que c’était mal… le pire est que souvent les gens mettent une connotation négative en faisant passé ça pour une petite blague… j’espère que cela ira pour ta fille dans le futur 🙂 je suis allée sur ton blog et j’ai vu sa petite bouille, elle sera sûrement très belle en grandissant ! je pense sincèrement qu’il est temps de voir le métissage comme une chose Normale et appréciable. On fait des efforts sur pleins de choses en terme de racisme (même si franchement j’hallucine encore beaucoup) mais de ce côté là… on dit les noirs sont discriminés, et les métisses ?
        merci pour ton témoignage et ton commentaire <3
        bises

    1. Top tes photos , tes typos, tes titres, le contenu, tout quoi, sauf l’actualité de ce sujet qui devrait être dépassé !
      Sinon pour les chaussures j’ai lu dans un article que c’était pas si vieux que ça qu’il y en ait une de gauche et l’autre de droite, comme quoi l’ordre établi peut changer !
      Le mieux c’est la tendance de les dépareillées…

    1. Un article poignant relatant une triste réalité. Je ne suis pas concernée mais je pense à mes enfants qui seront métisses. Merci pour cet article.

      1. je pense que par chance, les choses évoluent lentement mais sûrement donc la situation sera peut être un peu meilleure pour tes enfants <3
        merci pour ton commentaire en tout cas je suis heureuse d'avoir partagé ça 🙂 bonne journée

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